Conseil en expatriation et résidence par investissement
Guide

S’expatrier : les étapes à ne pas manquer

Du choix du pays au premier jour sur place : les démarches à anticiper, dans l'ordre, pour partir vivre à l'étranger sans mauvaise surprise.

Préparer votre départ avec Soteris Partners

Tout commence par un premier échange, par téléphone ou en visioconférence, au cours duquel nous évaluons votre situation, votre calendrier et les conséquences de votre départ. Nous vous remettons ensuite un plan d’action, avec les démarches à engager, leur ordre et les documents nécessaires.

Notre accompagnement ne s’arrête pas au jour du départ, puisqu’il porte sur votre installation complète, cohérente avec votre situation patrimoniale et familiale. Nous intégrons dès le départ la fiscalité internationale, la mobilité et la sécurisation de votre patrimoine, dans une logique de transmission sur le long terme.

Un calendrier fiscal qui s’étend sur deux années

Une expatriation ne se règle pas le jour du déménagement. Certaines démarches doivent être engagées plusieurs mois avant le départ, et d’autres ne se font que l’année suivante, au moment de la déclaration des revenus.

Manquer l’une de ces échéances peut vous laisser imposable en France plus longtemps que prévu, ou vous obliger à acquitter une imposition dont le paiement aurait pu être suspendu. C’est pourquoi nous établissons ce calendrier avec vous avant de fixer une date de départ.

Votre calendrier de départ est-il prêt ?

Une première consultation pour établir, dans l'ordre, les démarches de votre départ.

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Avant le départ, rompre ce qui vous rattache fiscalement à la France

Vous restez fiscalement domicilié en France tant que l’un des critères prévus par le Code général des impôts y demeure rempli, qu’il s’agisse du foyer ou du lieu de séjour principal, de l’activité professionnelle principale ou du centre des intérêts économiques. L’administration précise qu’un seul de ces critères suffit.

La préparation du départ consiste donc à examiner chacun de ces liens, et à organiser leur transfert avant de partir. Lorsque la France et le pays d’accueil vous considèrent tous deux comme résident, c’est la convention fiscale entre les deux États qui tranche.

Avant le départ, anticiper l’exit tax

Si vous avez été fiscalement domicilié en France pendant au moins six des dix années précédant le départ, et que vos titres atteignent au moins 800 000 EUR ou représentent au moins 50 % des bénéfices sociaux d’une société, votre départ déclenche l’imposition des plus-values latentes, appelée exit tax.

Le paiement est suspendu de plein droit pour une installation dans l’Union européenne ou dans un État lié à la France par des conventions d’assistance administrative et de recouvrement. Pour les autres destinations, le sursis doit être demandé au plus tard 90 jours avant le départ, ce qui en fait l’une des premières échéances du calendrier.

Sur place, un titre de séjour ne fait pas un résident fiscal

Le titre de séjour et la résidence fiscale obéissent à des règles distinctes dans le pays d’accueil. En Andorre, par exemple, l’autorisation de résidence sans activité lucrative exige une présence d’au moins 90 jours par année civile, alors que la résidence fiscale suppose plus de 183 jours, comme nous le détaillons dans notre page s’expatrier en Andorre.

Votre présence sur place doit donc être organisée en fonction du seuil fiscal du pays choisi, et pas seulement de celui qu’exige votre titre de séjour.

L’année suivante, déclarer le départ

L’année qui suit votre départ, vous déclarez vos revenus sur deux formulaires. La déclaration 2042 reprend l’ensemble de vos revenus du 1er janvier à la date du départ, et la déclaration 2042-NR ne reprend que vos revenus de source française imposables en France entre la date du départ et le 31 décembre.

Vous y confirmez votre nouvelle adresse hors de France. Si l’exit tax s’applique, le formulaire 2074-ETD est déposé en même temps que la déclaration de revenus, et si vous conservez des revenus de source française imposables en France, votre dossier est ensuite transmis au service des impôts des particuliers non-résidents.

Comment se déroule votre départ

L’accompagnement suit cinq étapes, que nous adaptons à votre situation.

  1. Premier échange Par téléphone ou en visioconférence, nous évaluons votre situation, votre calendrier et vos objectifs.
  2. Calendrier du départ Nous fixons l’ordre des démarches, en commençant par celles qui doivent précéder le départ.
  3. Préparation Nous examinons ce qui vous rattache à la France et, le cas échéant, préparons la demande de sursis de l’exit tax.
  4. Installation Nous organisons votre présence dans le pays d’accueil en fonction de son seuil de résidence fiscale.
  5. Déclarations Nous vous accompagnons pour les déclarations de l’année suivant le départ et le suivi des années d’après.

Parlons de votre projet de départ

Décrivez-nous votre situation, nous revenons vers vous pour organiser une première consultation.

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Pour aller plus loin

Notre page expatriation compare les seuils de résidence fiscale des pays que nous accompagnons, et notre page consacrée à l’expatriation fiscale détaille les règles françaises du départ. Si votre projet passe par un titre de résidence obtenu en contrepartie d’un investissement, notre page Golden Visa présente les neuf programmes que nous suivons.

Page mise à jour le 24 septembre 2026

Questions fréquentes

Quelles démarches faut-il anticiper avant de s'expatrier ?

Il faut vérifier qu'aucun des critères du domicile fiscal ne restera rempli en France et, si l'exit tax s'applique et que la destination l'exige, demander le sursis de paiement au plus tard 90 jours avant le départ.

Quand suis-je encore considéré comme résident fiscal français ?

Tant que l'un des critères du domicile fiscal reste rempli en France, qu'il s'agisse du foyer ou du lieu de séjour principal, de l'activité professionnelle principale ou du centre des intérêts économiques, sous réserve de la convention fiscale applicable.

Qui est concerné par l'exit tax ?

Les personnes fiscalement domiciliées en France pendant au moins six des dix années précédant le départ, dont les titres atteignent au moins 800 000 EUR ou représentent au moins 50 % des bénéfices sociaux d'une société.

Quand demander le sursis de paiement de l'exit tax ?

Il s'applique de plein droit pour l'Union européenne et les États liés à la France par des conventions d'assistance administrative et de recouvrement. Pour les autres destinations, la demande doit être déposée au plus tard 90 jours avant le départ.

Quelles déclarations déposer après le départ ?

L'année suivant le départ, une déclaration 2042 pour les revenus du 1er janvier à la date du départ, une déclaration 2042-NR pour les revenus de source française imposables en France ensuite, et le formulaire 2074-ETD si l'exit tax s'applique.

Quel service des impôts gère mon dossier après le départ ?

Si vous conservez des revenus de source française imposables en France, votre dossier est transmis au service des impôts des particuliers non-résidents, sans démarche de votre part.

Un titre de séjour suffit-il pour être résident fiscal à l'étranger ?

Non. En Andorre, par exemple, le titre de résidence exige 90 jours de présence par année civile, alors que la résidence fiscale suppose plus de 183 jours.

Quel est le meilleur pays pour s'expatrier ?

Il n'existe pas de réponse unique. Le choix dépend de vos revenus, de votre patrimoine, de votre famille et du temps que vous comptez passer sur place, ce que nous examinons lors d'une première consultation.

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